À l’occasion de la 64ᵉ Journée internationale de la femme africaine, le Cameroun a accueilli, le 25 juillet 2026, un tournoi sportif placé sous le signe de l’unité et du leadership féminin. Organisée au Lycée Général Leclerc de Yaoundé par l’ONG ACAHIJEC, sous le haut patronage du ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), cette rencontre s’inscrivait dans le programme des activités commémoratives de cette célébration continentale.
Placé sous le thème « Courir ensemble pour bâtir l’unité », l’événement a rassemblé des délégations féminines venues de plusieurs pays d’Afrique centrale. Des participantes du Cameroun, du Gabon, de la République démocratique du Congo, de la Guinée équatoriale, de l’Angola, de la République centrafricaine et du Tchad ont partagé cette journée dédiée au sport, à la fraternité et au renforcement des liens entre les peuples de la sous-région. D’autres délégations africaines étaient également représentées, illustrant la dimension panafricaine de l’initiative.
La cérémonie a été coprésidée par la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, et la ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga. Les deux membres du gouvernement ont salué une initiative qui met le sport au service de l’intégration régionale, de la paix et de la promotion du leadership féminin, tout en encourageant les femmes à poursuivre leur engagement dans le développement de leurs communautés.
Tout au long de la journée, les participantes se sont affrontées dans plusieurs disciplines sportives, notamment le football, le handball, les épreuves de vitesse, le tir à la corde et d’autres compétitions individuelles. Des courses réservées aux para-athlètes ont également été organisées, traduisant la volonté des organisateurs de promouvoir une célébration inclusive, ouverte à toutes les femmes, quelles que soient leurs capacités physiques.
Au-delà de la compétition, cette rencontre a servi de plateforme d’échanges entre les délégations de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Les organisateurs ont mis l’accent sur les valeurs de solidarité, de dépassement de soi, de fair-play et de coopération, considérant le sport comme un puissant levier de cohésion sociale et de rapprochement entre les peuples africains.
Les meilleures équipes et les athlètes les plus performantes ont été récompensées par des médailles, des trophées et des attestations d’excellence. Ces distinctions visaient non seulement à reconnaître les performances sportives, mais aussi à encourager l’engagement des femmes dans des initiatives favorisant le leadership, l’autonomisation et la participation active au développement de la société.
La clôture du tournoi a été marquée par un appel des autorités présentes à renforcer la sororité entre les femmes africaines et à poursuivre les actions en faveur de leur épanouissement. En faisant du sport un vecteur de dialogue et d’unité, cette édition de la Journée internationale de la femme africaine a rappelé que la coopération régionale et le leadership féminin demeurent des piliers essentiels pour bâtir une Afrique centrale plus solidaire et plus inclusive.

