Le 12 octobre approche à grands pas. Les électeurs et électrices camerounais devront, à cette date, se rendre aux urnes pour élire par des suffrages le nouveau président du Cameroun. Douze candidats sont en lice, parmi lesquels une seule femme.
L’engouement est palpable et total sur le territoire camerounais. D’après certains observateurs de la scène politique, cette campagne a de quoi surprendre l’opinion publique. « Il y a effectivement un engouement fort remarquable qu’on a observé depuis le lancement de la campagne présidentielle, il y a déjà une semaine », a noté David Eboutou, consultant/chercheur.
Ce constat s’explique par une mobilisation exceptionnelle. « Cet engouement s’explique par l’entrée en course de deux poids lourds de la scène politique camerounaise. Je parle ici de deux anciens membres du gouvernement : le ministre d’État Bello Bouba Maïgari et le ministre Issa Tchiroma Bakary, qui viennent d’une même partie du territoire, le Septentrion, laquelle a été perçue pendant longtemps comme un territoire allié au régime RDPC », a-t-il ajouté.
Pour Michel Oyane, politologue, le bel engouement observé tire sa source d’un slogan assez fédérateur : le changement. « Les Camerounaises et les Camerounais aspirent au changement. Ils ont quand même, au sommet de l’État, un homme qui depuis 43 ans est à la tête du pays, et ils veulent peut-être voir de nouvelles façons de faire, de nouvelles méthodes de penser l’État et de gérer l’État. Je pense que c’est une mobilisation qui nous fait penser à l’élection présidentielle de 1992, mais peut-être pas avec la même intensité, parce que 1992, c’était une autre histoire », a-t-il expliqué.
La dernière semaine de campagne est désormais entamée. Les meetings continueront de se multiplier afin de séduire les électeurs et électrices camerounais. Une semaine cruciale qui verra certainement l’intensification, sur le terrain, de certains candidats. Qui réussira sa campagne ? L’engouement durant les meetings assure-t-il la victoire ? Que chacun se fasse sa propre opinion.



