Le 21 février, Buéa a accueilli la 31e édition de la Course de l’Espoir. Au pied de l’imposant Mont Cameroun, la cité a offert un décor spectaculaire à cette compétition devenue incontournable, rassemblant des centaines de spectateurs venus vibrer au passage des coureurs.
Pour cette édition 2026, plus de 600 athlètes représentant quatorze nationalités différentes ont pris le départ de cette course mythique. Sous le thème évocateur « Donnons une chance à la paix », la compétition a confirmé son statut de grand rendez-vous international, symbole d’espoir et de fierté pour la région.
Chez les femmes, l’exploit est venu de Wirba Mary Grace. Arbitre de profession en Guinness Super League, elle a créé la surprise en s’imposant dans la catégorie senior. Après 5 heures, 22 minutes et 11 secondes d’un effort intense, elle a su gravir les pentes exigeantes du « Toit du Cameroun » pour décrocher la victoire.
Dans la catégorie masculine, Hamadou Bih Ibrahim a confirmé sa progression en remportant la course avec autorité. Il a franchi la ligne d’arrivée en 4 heures, 24 minutes et 42 secondes, s’imposant ainsi comme l’un des grands spécialistes de ce parcours exigeant sur les flancs du « Char des Dieux ».
À 59 ans, Sarah Etongue a une fois de plus marqué l’histoire de la discipline. En remportant son neuvième sacre dans la catégorie vétérans, elle a été longuement applaudie par un public admiratif, venu en masse le long du parcours pour saluer la performance de cette athlète d’exception.
Le Ministre des Sports et de l’Éducation physique, Narcisse Mouelle Kombi, a salué la qualité de cette édition : « Ce fut une belle fête sportive. Nous avons constaté avec satisfaction que les principales marches des podiums ont été occupées par des athlètes camerounais. » Une fierté nationale qui témoigne de la vitalité de l’athlétisme local.
Visiblement ému par sa victoire, Hamadou Bih Ibrahim a partagé son bonheur : « Voici la troisième fois que j’atteins le sommet. Ma première année, j’étais neuvième, la deuxième septième, et cette année je suis premier. Je suis très heureux d’avoir remporté la course. » Une progression exemplaire qui force le respect.
Charles Kouoh Kotte, Secrétaire général de la Fédération camerounaise d’athlétisme, a souligné la dimension plurielle de l’événement : « Cette année, c’est l’effervescence. C’est une belle fête sportive, artistique, culturelle, touristique et économique autour de cette compétition. » La Course de l’Espoir rayonne donc bien au-delà des performances athlétiques.
La Course de l’Espoir a une fois de plus démontré son rôle de vitrine sportive et culturelle pour le Cameroun. Entre exploits individuels, records personnels et mobilisation du public, l’événement a incarné les valeurs de persévérance et de passion. Sous le regard admiratif du Mont Cameroun, la compétition a réaffirmé sa capacité à rassembler les athlètes et les communautés autour d’un message fort de paix et de fierté nationale, consolidant ainsi son statut de rendez-vous incontournable de l’athlétisme international.



