Dans le cadre de la promotion de l’inclusion sociale, l’Université de Yaoundé I a accueilli, du 21 au 23 avril 2026, la 4e édition des « Diversity Days ». Cette initiative a permis de sensibiliser les acteurs sur la nécessité de bâtir une société camerounaise inclusive, en particulier pour les enfants vivant avec un handicap.
Placée sous le thème « Enfant différent : Enfance et Handicap », cette édition, organisée par l’ONG DVLV (Diversity Vision & Leadership Volunteers) en partenariat avec l’UNICEF Cameroun, s’est voulue un véritable cadre de sensibilisation et de plaidoyer.
Durant trois jours, l’événement a rassemblé divers acteurs : experts de l’UNICEF venus partager analyses et recommandations, parents témoignant de leurs réalités, ainsi que des organisations de la société civile engagées dans des actions concrètes sur le terrain.
Le handicap chez l’enfant demeure une réalité loin d’être marginale. Selon l’UNICEF, près de 240 millions d’enfants à travers le monde sont concernés. Au Cameroun, la situation est particulièrement préoccupante, avec environ 23 % des enfants âgés de 2 à 9 ans touchés, révélant ainsi l’ampleur du défi.
Derrière ces chiffres se cachent des obstacles quotidiens persistants : un accès encore limité à l’éducation, des soins de santé coûteux et une inclusion sociale insuffisante. Ces difficultés témoignent de barrières structurelles qui freinent l’épanouissement de nombreux enfants.
Au cœur des échanges, une ambition commune s’est dégagée : déconstruire les stéréotypes afin que le handicap ne soit plus perçu comme un facteur d’exclusion, mais comme une expression de la diversité humaine. Les discussions ont notamment mis en lumière le poids persistant de la stigmatisation sociale.
Au-delà des discours, les « Diversity Days » ont proposé des activités pratiques initiation au braille, ateliers éducatifs et ludiques permettant aux enfants de révéler leurs capacités. En conclusion, les participants ont posé les bases de nouvelles initiatives de sensibilisation, réaffirmant que l’inclusion est un droit fondamental et non un acte de charité.

