Qui est Léopold BESSIPING ?
Léopold BESSIPING est un homme politique et chrétien catholique, marié et père de deux enfants. Il est né à Bandjoun en octobre 1964. Après des études primaires et secondaires, il obtient une licence en mathématiques à l’université de Yaoundé, suivie de l’École Normale Supérieure en 1990. Il devient ainsi professeur de lycée d’enseignement général en sciences physiques.
Il officie dans un premier temps à l’Extrême-Nord, puis dans un second temps à l’Ouest. Il est actuellement fonctionnaire titulaire A2. Il est surveillant général en fonction au lycée bilingue de Penka-Michel. Bien qu’ayant pris sa retraite en novembre 2024, il continue d’assumer cette fonction en attendant son remplacement.
«Touché par la grâce divine », il crée son parti politique, le Rassemblement des Forces Écologiques pour la Relance de l’Économie (RFERE), qui n’a jamais eu d’élu depuis 1997.
« Quand vous vous mettez à prêcher le bien, c’est pour amener les gens à changer de comportement. Les choses doivent évoluer selon le contexte. Le RFERE a été créé en 1997 et légalisé un an après. », a-t-il confié au micro de nos confrères de Naja TV.
La motivation de sa candidature.
Animé par ce sentiment de rédemption pour le peuple camerounais, il dépose sa candidature à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 en tant que représentant de son parti, le RFERE. Il a été le dernier à déposer sa déclaration de candidature, le 21 juillet 2025 à 23h59, sans toutefois s’acquitter de la caution électorale de 30 millions FCFA.
Le Rassemblement des Forces Écologiques pour la Relance de l’Économie (RFERE), créé en 1997 et légalisé en 1998, est un parti politique qui met en avant la nature, l’environnement et l’économie. Sa candidature a malheureusement été rejetée par le corps électoral à l’issue d’un examen au terme duquel seulement 13 candidatures ont été approuvées.
Ce rejet est dû au fait que son dossier a été jugé incomplet. D’après Elecam, l’absence du certificat de versement de la caution, l’absence de la lettre d’investiture, l’absence de l’attestation de conformité fiscale, l’absence de déclaration sur l’honneur, l’absence d’extrait d’acte de naissance, l’absence de certificat de nationalité et l’absence d’attestation d’inscription sur les listes électorales sont, entre autres, les motifs ayant conduit au rejet de son dossier.
Questionné concernant ces manquements, l’intéressé a pointé du doigt les lenteurs administratives.
« Pour mon dossier, j’ai commencé par la justice : le bulletin N°3. J’arrive et je dépose le premier mon dossier en signalant que c’est pour la candidature à l’élection présidentielle. Les agents sont très contents de me voir. Et très rapidement, en cinq minutes, ils saisissent mon papier avec les quatre mille pour aller timbrer. Ils m’ont dit d’aller attendre, on va signer et me remettre. D’autres viennent derrière moi. Puis, plus de trois heures après, on sort pour distribuer. On remet à tout le monde sauf moi. Je demande où se trouve mon bulletin N°3… La secrétaire dit qu’elle ne le voit pas. Elle a enlevé mon bulletin des bulletins qui ont été signés. On lui dit que comme je suis candidat à l’élection présidentielle, c’est un casier spécial. Ainsi, le greffier en chef doit viser avant que le procureur ne vise. » a-t-il déclaré sur un plateau de télévision.
Fort de ce désagrément, Léopold BESSIPING a sauté les autres étapes pour se diriger directement à Yaoundé. Car, se considérant comme fondateur de son parti, il n’a pas jugé nécessaire d’y ajouter une lettre d’investiture, pièce essentielle. Sa déclaration de candidature repose sur des convictions fortes, la plus importante étant ses arriérés de salaire, traduisant une suspension abusive des paiements par l’État.
« J’ai passé des années sans salaire. Je suis président national du RFERE, comme vous ne le savez pas. Je suis un peu populaire. Quand on a constaté que je travaillais pour rien, on a rétabli. Mais on ne m’a pas fait le rappel. Donc, le Trésor a déjà suffisamment mon argent. Avec les intérêts qu’ils me doivent, je ne peux pas venir ajouter l’argent sur l’argent », a-t-il déclaré.
Une déclaration certainement drôle, qui met en lumière une situation dans laquelle de nombreux fonctionnaires de l’État sont plongés. Il a été professeur titulaire de physique pendant 35 ans, des années qu’il aurait passées sans son salaire de fonctionnaire.
Une indignation qui nous interpelle tous.
Au-delà d’une simple candidature, cela a été le lieu et le moment pour lui de faire entendre ses réclamations. La première marque de respect d’un patron envers son employé est le paiement du salaire ou des salaires.
« Je pense donc que ce papa, dans sa souffrance, a trouvé qu’il est bon d’utiliser cette tribune pour faire cas de son problème. Il savait très bien qu’en déposant sa candidature, qui sera recalée, eh bien, il peut faire cas de son problème devant une telle grande juridiction. C’est la porte d’entrée au Conseil constitutionnel pour partager avec eux et avec le public sa souffrance ; parler de cette injustice gravissime qu’il subit », a laissé entendre un observateur de la scène politique via un post Facebook.
À en croire ce post Facebook, le métier d’enseignant semblerait être un calvaire. Un calvaire que continue de subir monsieur Léopold BESSIPING. De ce fait, un pays où être enseignant devient une corvée peut fragiliser le tissu éducatif national et donner lieu, par conséquent, à une éducation approximative pour nos enfants, qui ne peuvent plus tenir au niveau international dans ce monde de globalisation. Le traumatisme est vraiment plus que profond.
Sa candidature, bien que non conforme à cause des nombreux manquements, représente un cri sincère d’un homme, d’un fonctionnaire et d’un père désespéré. S’est-il fait entendre ? La suite nous le dira.
Le contentieux : une vingtaine de recours à examiner.
Les membres du Conseil constitutionnel ont débuté ce jour l’examen des recours déposés au service des greffes du Conseil constitutionnel.
Léopold BESSIPING a annoncé qu’un recours serait introduit devant le Conseil constitutionnel, dans l’espoir de faire valoir ses droits.
Le Conseil constitutionnel a dix jours pour statuer sur ce contentieux électoral et publier la liste définitive des candidats retenus pour cette élection présidentielle prévue le 12 octobre 2025.



