Le paysage politique camerounais connaît un nouveau rebondissement dans le cadre de l’élection présidentielle du 12 octobre dernier. Le Conseil constitutionnel proclamera les résultats de la présidentielle le 27 octobre 2025. C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public le 21 octobre 2025.
Une cérémonie reportée.
La proclamation officielle des résultats, initialement prévue ce jeudi 23 octobre, a été discrètement reportée au lundi 27 octobre 2025, selon un communiqué du Conseil constitutionnel adressé au Directeur général du Palais des Congrès de Yaoundé.
Le document, émanant du Secrétariat général du Conseil constitutionnel et portant la référence N°1326 du 21 octobre 2025, est sans équivoque. Il s’agit d’une « demande des locaux » en vue de « l’audience solennelle de proclamation des résultats de l’élection du Président de la République du 12 octobre 2025 ».
Pour l’occasion, le Conseil requiert spécifiquement « la salle inaugurale, le grand hall, le vestibule 2 ainsi que tous les parkings » du Palais des Congrès. Cette date, non officiellement annoncée au public mais révélée par cette démarche administrative, décale de quatre jours l’échéance tant attendue : la proclamation des résultats.
Le contentieux : très expéditif.
Ce report de la date de proclamation des résultats intervient après une phase de contentieux post-électoral expéditive, qui s’est achevée ce mercredi 22 octobre 2025 au Palais des Congrès de Yaoundé. Huit recours sur les onze initialement enregistrés ont été débattus devant les juges constitutionnels, sous la présidence de Clément Atangana.
La dernière requête, introduite par le prophète Pierre Nounkam et sollicitant l’annulation totale de l’élection présidentielle, a été la dernière à tomber. Elle a été déclarée « irrecevable » par Clément Atangana. Plus tôt, les trois premières requêtes avaient été déclarées irrecevables pour défaut de qualité du requérant. Il s’agit de celles de Martine Danielle, membre de la société civile qui dénonçait des irrégularités dans la commune de Meyomessi, ainsi que celles d’Armand Mbah et de Bertin Kisob.
Parmi les candidats de l’élection du 12 octobre, seule Patricia Tomaino Ndam Njoya est allée jusqu’au bout de sa démarche. Elle a été la seule candidate à comparaître pour demander l’annulation totale du scrutin. Son recours, qui réclamait l’annulation totale de l’élection présidentielle, a été jugé irrecevable par le Conseil constitutionnel.
Le président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, a pu constater que, malgré les onze pétitions initialement enregistrées, d’autres candidats ont fait marche arrière. Le Conseil a ainsi noté que le recours de Cabral Libii a bel et bien été retiré, tout comme celui de Joshua Osih du Front social-démocrate (SDF).
Les Camerounais retiennent donc leur souffle jusqu’à lundi, une nouvelle date qui s’inscrit dans un calendrier électoral déjà serré. Cet ajustement, bien que révélé par des canaux officieux, confirme l’imminence de la fin du processus.



