Le SECA, Syndicat des Enseignants du Cameroun pour l’Afrique, a initié deux jours « d’École Morte » en contestation de la mort de l’enseignante Zouhaira, tuée dans le contexte des manifestations en lien avec l’élection présidentielle.
En effet, le syndicat (SECA) dit « condamner avec la dernière énergie cette barbarie qui a conduit à ôter gratuitement la vie à un enseignant ». Le Syndicat invite par conséquent tous les enseignants, de l’éducation de base et du secondaire à observer deux jours d’ÉCOLE MORTE, les 23 et 24 octobre, en guise de protestation.
« Par ailleurs, le SECA invite le gouvernement à diligenter les enquêtes pour retrouver le coupable et le châtier à la hauteur du crime commis. » Le SECA remarque que cet incident survient alors qu’une forte militarisation du pays est observable par tous. Des restrictions de la circulation sont décidées par les préfets pratiquement partout.
« Est-ce en vue d’imposer par la force et pour une énième fois au peuple camerounais une décision illégitime du Conseil Constitutionnel ? L’avenir nous le dira », peut-on lire dans le communiqué du syndicat.
Rappelons que l’enseignante Zouhaira, âgée d’environ 34 ans, était institutrice à l’école primaire arabe du quartier Poumpoumré à Garoua et a été mortellement atteinte par balle le mardi 21 octobre 2025 alors qu’elle rentrait de son travail et se trouvait à proximité de son domicile.
Une partie des témoignages indique qu’elle aurait été touchée par une « balle perdue » dans le contexte des heurts liés aux manifestations. Une vie, une âme, une éducatrice s’en est allée. Pour quel prix ?



