Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP) entend renforcer l’adéquation entre les compétences disponibles et les besoins du secteur énergétique au Cameroun. Dans cette perspective, des rencontres thématiques consacrées au développement des compétences actuelles et futures dans les chaînes de valeur énergétiques se sont ouvertes le mercredi 28 octobre 2026 au Centre national de formation des formateurs et de développement des programmes (CNFFDP) de Yaoundé, sous la présidence de FORCHAP ESANDEM Prudence Nkong, secrétaire générale du ministère.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par les difficultés du secteur électrique camerounais, notamment les déficits d’approvisionnement et les besoins en personnel qualifié. Selon les informations rapportées par Cameroon Tribune, les échanges visaient à rechercher des solutions durables aux insuffisances en matière de formation et d’emploi. L’enjeu consiste à mieux préparer les professionnels aux exigences techniques des entreprises intervenant dans la production, le transport et la distribution de l’énergie.
L’un des principaux objectifs des travaux était de poser les bases de la création d’un Conseil sectoriel de développement des compétences dans le domaine énergétique. Cette structure envisagée devrait permettre aux administrations publiques, aux entreprises et aux acteurs de la formation professionnelle de mieux coordonner leurs actions. Elle contribuerait notamment à identifier les métiers recherchés et à anticiper les besoins en qualifications, en tenant compte de l’évolution des activités du secteur.
La leçon inaugurale a été présentée par Djeinabou Souleyman, directrice des ressources humaines de Nachtigal Hydro Power Company. Son intervention a permis de partager l’expérience de l’entreprise en matière de gestion des ressources humaines et de développement des compétences. La centrale hydroélectrique de Nachtigal, d’une puissance installée de 420 mégawatts, constitue une infrastructure importante du système électrique national. Son exploitation requiert des compétences techniques adaptées aux exigences de fonctionnement et de maintenance des installations.
Parmi les pistes évoquées figure l’élaboration d’un référentiel sectoriel des métiers, destiné à mieux définir les profils et les qualifications nécessaires dans la filière. La mise en place d’un observatoire des compétences et d’un vivier commun de profils spécialisés a également été proposée. Ces outils pourraient faciliter l’identification des besoins des entreprises et contribuer à orienter les formations vers les compétences effectivement recherchées sur le marché du travail.
Les travaux se sont poursuivis autour de deux tables rondes réunissant les acteurs institutionnels et professionnels concernés. Les discussions ont notamment porté sur la Validation des acquis de l’expérience (VAE), un dispositif permettant de faire reconnaître les compétences acquises au cours de la vie professionnelle, ainsi que sur les modalités de fonctionnement du futur Conseil sectoriel. Ces échanges doivent contribuer à définir les orientations nécessaires à une meilleure articulation entre les dispositifs de formation et les besoins des entreprises énergétiques.
À travers cette initiative, le MINEFOP entend favoriser une meilleure adéquation entre les qualifications disponibles et les besoins du secteur énergétique. La feuille de route attendue à l’issue des travaux devrait préciser les actions à mener pour structurer la collaboration entre les administrations, les entreprises et les organismes de formation. La concrétisation de ces propositions pourrait contribuer au développement des compétences nationales et accompagner les besoins du Cameroun en matière d’infrastructures et d’industrialisation.

