L’accord, signé le 13 octobre 2026 à Bangkok, porte sur 212,35 millions d’euros, soit environ 139,2 milliards de FCFA. Il a été conclu entre la Banque islamique de développement et le gouvernement camerounais, représenté par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey.
Le programme prévoit notamment la réhabilitation d’environ 218 kilomètres de routes principales ainsi que de 108 kilomètres de routes de desserte. Des infrastructures sociales, dont des écoles, des centres de santé, des installations d’approvisionnement en eau et des marchés, sont également annoncées.
Le corridor Douala-Bafoussam occupe une position stratégique dans l’économie nationale. Il relie le principal pôle portuaire et commercial du pays à une région importante pour les activités agricoles, le commerce et la distribution. Une route en meilleur état pourrait réduire les délais d’acheminement, les dépenses d’entretien des véhicules et les pertes subies par les transporteurs.
Les producteurs agricoles, les commerçants et les entreprises industrielles pourraient bénéficier d’une meilleure fluidité des échanges. À l’échelle régionale, cet axe contribue également à relier les bassins de production aux circuits nationaux et internationaux de commercialisation.
Toutefois, l’impact économique ne dépendra pas uniquement de la signature du financement. Le respect des délais, la qualité des travaux, l’entretien ultérieur des routes et la maîtrise des coûts seront déterminants.
Le prochain enjeu sera donc de traduire cet engagement financier en infrastructures fonctionnelles, capables de soutenir durablement la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des populations.

