Le Cameroun poursuit ses efforts pour moderniser son système de médecine d’urgence. Le 28 octobre 2026, le Comité de pilotage du Projet de renforcement du système de médecine d’urgence au Cameroun (RESYMUC) a tenu sa deuxième session à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé, sous la présidence du ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie. Cette rencontre a permis d’évaluer l’état d’avancement du projet et d’examiner les mesures nécessaires à l’accélération de sa mise en œuvre.
Soutenu notamment par l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), le RESYMUC vise à renforcer les capacités du système national de médecine d’urgence. Il s’inscrit dans une démarche d’amélioration des infrastructures et du dispositif de prise en charge des urgences médicales. L’objectif est de permettre au Cameroun de disposer d’un système plus performant, capable d’assurer une prise en charge rapide, sûre et équitable des patients.
Sur le plan opérationnel, le projet affiche un taux d’exécution physique de 38,4 %, contre 23 % lors de la précédente évaluation. L’exécution financière atteint 49,14 % pour les fonds de contrepartie de l’État et environ 30 % pour les financements extérieurs. Malgré cette progression, le ministère souligne la nécessité d’intensifier les efforts afin de respecter l’échéance fixée à décembre 2028.
La construction du deuxième Centre des urgences de Yaoundé (CURY 2) figure parmi les principales priorités du programme. Sa réalisation nécessite notamment la finalisation des études et des autorisations préalables, la contractualisation de l’entreprise chargée des travaux ainsi que le recrutement de la mission de supervision. La levée de ces contraintes constitue un enjeu important pour permettre l’avancement de cette infrastructure sanitaire.
La mobilisation des ressources financières représente également un défi majeur. Selon les données présentées au comité de pilotage, les besoins en fonds de contrepartie pour l’exercice 2027 s’élèvent à 403 millions de FCFA. À ce montant s’ajoutent près de 300 millions de FCFA de ressources supplémentaires nécessaires pour préserver la trajectoire d’exécution du projet. La disponibilité de ces financements constitue ainsi un facteur important pour la poursuite des activités prévues.
À travers le RESYMUC, les autorités camerounaises entendent renforcer le dispositif national de médecine d’urgence et améliorer les conditions de prise en charge des patients. La progression des travaux, la disponibilité des ressources et la levée des contraintes opérationnelles demeurent essentielles pour atteindre cet objectif. Le suivi des activités devra également permettre de consolider la coordination des différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du programme.
Fixée à décembre 2028, l’échéance du RESYMUC impose désormais une accélération du calendrier d’exécution et un suivi rigoureux des décisions du comité de pilotage. Pour le gouvernement camerounais, l’enjeu consiste à transformer les investissements engagés avec l’appui de la coopération sud-coréenne en capacités opérationnelles durables. La concrétisation de cette ambition dépendra notamment de la mobilisation effective des financements et de l’avancement des infrastructures prévues.

