La région de l’Est veut désormais convertir ses importantes potentialités économiques en investissements concrets. À Bertoua, le premier East Investment Forum, organisé dans le cadre de la Bagofit International Business Week, a réuni investisseurs, institutions publiques, banques et entrepreneurs autour d’un objectif central attirer davantage de capitaux nationaux et internationaux vers les projets structurants de la région.
Placée sous le thème « Connecting East Cameroon to Global Investments », la rencontre entend faire de l’Est une nouvelle destination pour les investisseurs. L’enjeu est notamment de mieux faire connaître les opportunités offertes par le territoire et de faciliter la mise en relation entre porteurs de projets et partenaires financiers. À travers ce rendez-vous, les autorités veulent ainsi passer d’une logique de potentiel à une dynamique de réalisation de projets.
La présentation du Plan régional de développement constitue l’un des principaux leviers de cette stratégie. Le document doit permettre d’identifier les secteurs prioritaires et d’orienter les investissements vers des projets susceptibles de produire des effets durables sur l’économie locale. Pour les autorités, la mobilisation de financements privés et institutionnels pourrait contribuer à accélérer la création d’emplois, le développement des infrastructures et la diversification de l’économie régionale.
Le gouverneur de l’Est, Grégoire Mvongo, mise notamment sur les engagements des investisseurs pour accélérer l’intégration économique de la région. L’objectif affiché est de faire en sorte que les capitaux mobilisés se traduisent par des infrastructures et des activités génératrices de revenus, capables de renforcer la contribution de l’Est à l’économie camerounaise et aux échanges avec les marchés extérieurs.
Cette volonté s’est concrétisée par la signature de deux conventions. La première, conclue entre le Conseil national des chargeurs du Cameroun et le Conseil régional de l’Est, porte sur le renforcement de la logistique et des échanges commerciaux. L’amélioration de ces infrastructures de soutien est considérée comme un facteur essentiel pour réduire les contraintes liées au transport et renforcer la compétitivité des entreprises implantées dans la région.
La deuxième convention, signée avec l’Agence d’électrification rurale, concerne le développement des infrastructures énergétiques. L’accès à une énergie plus fiable constitue en effet un préalable à l’implantation et à l’expansion des activités industrielles et commerciales. Pour la région de l’Est, le développement du réseau énergétique pourrait ainsi favoriser l’émergence de nouvelles entreprises et améliorer les conditions d’investissement dans les zones encore insuffisamment desservies.
Au-delà des conventions, le forum met également en avant les infrastructures nécessaires à la fluidité des échanges. Le président du Conseil national des chargeurs du Cameroun, Auguste Mbappé Penda, a notamment évoqué la création de points de repos tous les 150 kilomètres pour les transporteurs. En améliorant les conditions de circulation des marchandises et des opérateurs économiques, ces initiatives pourraient contribuer à renforcer l’attractivité de l’Est et à faire de ses infrastructures un véritable support à la croissance régionale.

