Cette déclaration a été faite le 27 avril 2026, lors d’une audience accordée à une mission conjointe de la Banque Africaine de Développement et de l’Union européenne. La délégation était venue évaluer l’état d’avancement de ce projet majeur d’intégration sous-régionale.
Les échanges entre les différentes parties ont permis de revisiter les principaux axes du dossier, notamment le montage financier, les modalités pratiques de mise en œuvre ainsi que les conditions préalables nécessaires au lancement effectif des travaux.
Estimé à plus de 97 milliards de FCFA, le projet bénéficie déjà d’un soutien significatif de la Banque Africaine de Développement. Cet accompagnement devrait être renforcé par une contribution additionnelle de l’Union européenne.
Les discussions ont également porté sur la restructuration du plan de financement. La mission a entrepris la collecte et l’analyse de données actualisées afin d’aboutir à un schéma financier consolidé, intégrant les perspectives d’un appui européen sous forme de don.
Cette contribution, estimée à environ 35 millions d’euros, demeure toutefois soumise à l’actualisation des instruments de sauvegarde environnementale et sociale exigée par le ministère des Travaux publics. Les enjeux institutionnels liés à la conduite du projet ont aussi été examinés.
Parmi les points abordés figuraient l’opérationnalisation de l’Unité Mixte de Gestion, chargée d’assurer la maîtrise d’ouvrage déléguée, ainsi que l’aménagement du poste frontalier. Le Cameroun privilégie un poste de contrôle unique, jugé plus adapté à la fluidité des échanges, tandis que le ministre s’est prononcé en faveur d’une accélération des procédures.

