Lors de sa visite à la prison de Ngoma, dans le cadre de l’initiative du Mouvement « Cartes d’électeurs », le vendredi 23 janvier 2026, le plus jeune candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 a constaté que près d’un millier de Camerounais seraient encore détenus dans cette prison, plus de trois mois après les tensions post-électorales, en particulier les mineurs.
Une descente au sein du pénitencier, qui a permis au président national du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3) de toucher du doigt les réalités de ces pensionnaires de la prison.
Au terme de la visite, le leader politique n’a pas manqué d’interpeller les autorités sur le sort triste des personnes placées en prison pour des faits consécutifs au scrutin présidentiel. Dans sa posture de militant pour l’apaisement au Cameroun, Samuel Hiram Iyodi plaide pour la libération des détenus qui, selon lui, est une étape nécessaire pour la décrispation du climat politique au pays.
Un climat politique, d’après lui, marqué par des appels au boycott des prochaines élections législatives et municipales, à cause d’une certaine résistance en rapport avec la contestation des résultats de la dernière élection présidentielle et l’exigence de la libération des personnes détenues.
Notons que le leader du FSNC, Issa Tchiroma Bakary, s’était déjà exprimé à plusieurs reprises pour demander la libération de ces personnes, proférant parfois des menaces sans toutefois obtenir satisfaction. Le gouvernement a tout de même procédé à la libération de certains détenus, en particulier les mineurs de 12 ans.
La libération totale des mineurs permettra-t-elle réellement l’apaisement du climat politique ? Ne serait-ce pas remettre nos rues en danger ? Des questions non sans sens auxquelles le gouvernement devra trouver des réponses.



