Le Cameroun conserve son influence dans les instances décisionnaires africaines. À l’occasion de la 48ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine tenue le 11 février 2026 à Addis-Abeba, Marie Louise Abomo a été réélue au poste de commissaire au sein de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP).
Avec cette réélection, le triangle national sécurise son statut de membre de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). Selon le MINREX, la candidate Marie Louise Abomo a été réélue à la quasi-majorité des voix en obtenant 44 voix sur 46.
Marie Louise Abomo.
Du haut de ses 63 ans, Marie Louise Abomo est magistrate hors hiérarchie. Elle est titulaire d’un doctorat en droit privé obtenu à l’Université Toulouse 1 Capitole. Avec une solide et riche expérience au sein de la justice camerounaise, elle a été tour à tour vice-présidente de la Cour d’appel du Littoral, conseiller à la Chambre judiciaire de la Cour suprême dont elle a par la suite présidé la section pénale.
La majeure partie de ses travaux a porté sur des questions de droits humains et du VIH. Elle a pris part à l’élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption au Cameroun.
Marie Louise Abomo n’est pas à son premier mandat au sein de cette commission. Elle a été élue pour la toute première fois commissaire au sein de la CADHP le 7 février 2020 pour un mandat de six ans. Après cette élection, elle a été portée à la tête du Groupe de travail sur les droits des personnes âgées et des personnes handicapées en Afrique.
Les performances affichées au cours de cette période lui ont valu une distinction. Une lettre de félicitations et un diplôme de la CADHP lui ont été remis le 6 novembre 2024 par le président de la Commission, l’honorable Rémy Ngoy Lumbu.
C’était en reconnaissance de tous ses efforts fournis pour la ratification du Protocole à la Charte africaine relatif aux droits des personnes handicapées et du Protocole à la Charte africaine relatif aux droits des personnes âgées. Cette reconnaissance, qui confirme sa compétence, a également milité pour sa réélection au sein de la Commission.
Notons qu’inaugurée en novembre 1987, la CADHP est une institution chargée de la protection et de la promotion des droits de l’homme et des peuples ainsi que de l’interprétation de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
Par cette nouvelle marque de confiance, Marie Louise Abomo consolide non seulement son engagement en faveur des droits humains sur le continent, mais renforce également la présence et la crédibilité du Cameroun au sein des grandes instances africaines.



