Les femmes chefs d’entreprise échangeront autour des questions économiques et entrepreneuriales du 25 au 28 juin 2025 au palais des sports de Yaoundé. Il s’agit cette année de la deuxième édition du Salon national de l’entrepreneuriat féminin (SNEF).
L’annonce a été faite le 10 juin 2025, à l’occasion d’une conférence de presse organisée par la FASFECAM, Fédération des associations des femmes chefs d’entreprise du Cameroun, structure initiatrice de l’événement.
Cette 2ᵉ édition du SNEF se tient sous le thème : « Comment accroître la compétitivité et la performance des entreprises féminines locales, en vue de la conquête des marchés nationaux et intra-africains ».
Cette action portée par la FASFECAM, placée sous le double parrainage du ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, et du ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, bénéficie de l’appui de la Chambre de commerce, de l’industrie, des mines et de l’artisanat (CCIMA).
Près d’une centaine d’exposantes sont attendues à ce rendez-vous économique présenté comme une tribune de valorisation et de consolidation de l’influence des femmes dans l’économie locale, ainsi qu’un espace de plaidoyer pour une participation plus significative de la gent féminine dans la redynamisation du tissu productif national.
À titre illustratif, les récentes statistiques officielles révèlent que les femmes créent et dirigent 31,4 % des entreprises au Cameroun, avec une forte présence dans les très petites structures. Elles occupent des fonctions managériales, principalement dans les très petites entreprises, et restent moins représentées dans les grandes sociétés.
Cependant, cette dynamique entrepreneuriale s’accompagne de nombreux obstacles, notamment en matière de croissance. Le principal frein reste l’accès limité au financement, selon plusieurs rapports.
Le Salon national de l’entrepreneuriat féminin (SNEF) apparaît dès lors comme un véritable levier de promotion pour les femmes entrepreneures. Cap sur cette deuxième édition.



